Makan Badjé Tounkara

TERRITOIRE DE TOURNÉE : MONDE

 

 
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HOMMAGE AU N’GONI DES GRIOTS

Le griot Makan (dit Badjé) Tounkara est né en 1965 non loin de Bamako. Son éducation musicale, c’est son père Mody Tounkara qui la lui a enseignée. Ce fameux joueur de n’goni, le directeur-adjoint de « l’Ensemble Instrumental du Mali», lui a mis cette petite guitare traditionnelle entre les mains dès qu’il a pu faire sonner les cordes. Un enseignement strict, divulgué au détriment de la scolarité de Badié, puisque son père considérait comme plus important pour un griot d’apprendre à connaître tout le répertoire par cœur que de savoir lire.Badié a donc accompagné dès quinze ans la jeune Adja Soumano, puis il a régulièrement joué avec Amy Koïta. En 1985 il décide d’ajouter trois cordes à son instrument, une pour les basses et deux dans les aigus et le nomme de N’Goni Djuru woolfila.

Entouré et conseillé par les plus grands griots du Mali (sa tante, Mah Damba, et son grand-père Djélibaba Sissoko, le chef des griots du Mali à l’époque), Badjé a très vite joué avec les plus grands noms de la musique mandingue et on peut l’entendre aujourd’hui aux côtés de Salif Keïta, Sekouba Bambino, Toumany Diabaté ou Baba Maal.


Lors des concerts Badjé est accompagné de sa femme Djéliny Kouyaté,  grande griotte malienne à la voix suave et imposante. Elle a commencé à apprendre le chant auprès de sa grand-mère, avant de se produire régulièrement sur les scènes de la capitale. Djéliny Kouyaté a collaboré avec les plus grandes chanteuses comme Adja Souman ou Amy Koïta, avant de rejoindre la France en 2008. Sa voix grave, son timbre chaleureux et étrange, envoute le public et nous plonge dans un voyage entre le silence et la douceur. Sa prestance scénique, sa connaissance à la fois de la tradition malienne et des paradoxes du griotisme moderne, la place directement dans la catégorie des grandes nouvelles voix du Mali, douce et chargée du sens de l’Histoire et des mots.

 

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« GRIOT AND GRIOTTE »

La Revue Sonore vous emmène avec Badjé Tounkara et Djeliny Kouyaté…  où il est question d’amour, de blues, de tradition mêlée à la modernité, de Seb Martel et de Piers Facini… Ecoutez, vous allez voir !

Portrait sonore 8’50″ – Enregistré le 21 novembre Paris 19ème dans le cadre du Festival Africolor – Réalisation : Elisa Portier / Benoît DerrierPolaroïd Sonore-copyright@LaRevueSonore.

 

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