La Semeuse ou le devenir indigène en 2017 avec Ariane Leblanc

Née 1993, Ariane Leblanc a grandi en Amérique Latine où elle est très tôt entrée en contact avec une grande diversité de cultures. De retour en France, elle entame des études de communication à Rennes au cours desquelles elle met notamment en place une rencontre nationale autour des problématiques environnementales avec des lycéens issus de lycées labellisés Eco-Ecole, label international d’éducation au développement durable.

Elle poursuit son cursus par une formation de médiation culturelle à l’Université de Paris I où elle s’attache plus particulièrement au multiculturalisme à l’ère post-colonniale via un travail de recherche mené collectivement. C’est en lien avec cette recherche qu’elle entreprend un premier stage aux Laboratoires d’Aubervilliers en 2014.

Parallèlement, elle s’engage régulièrement à travailler dans des fermes qui développent un processus de circuit court ainsi que la permaculture.
Elle développe également et en complément de son implication concrète dans les processus alternatifs d’agriculture, un intérêt poussé pour le rôle des espaces publics dans les productions urbaines contemporaines, intérêt qui fait l’objet de la question centrale de son mémoire de master II, soutenu à l’Université de Paris I.

Ariane Leblanc s’attache à développer des espaces d’innovation sociale et culturelle territorialisés afin de créer des leviers d’actions concrètes en faveur de l’environnement. Depuis avril 2016, elle coordonne le projet de La Semeuse aux Laboratoires d’Aubervilliers.

Histoires du projet

La Semeuse ou le devenir indigène est le nom de la recherche menée par Marjetica Potrč avec Séverine Roussel et Philippe Zourgane (RozO Architectes) en 2010 et 2011. Ils ont élaboré, à l’issue de leur recherche, la proposition suivante:

La Semeuse – Devenir indigène

« Aubervilliers est une ville multiculturelle, où cohabitent plus de 70 nationalités. »

Le projet cherche à rebondir sur cette présentation commune de la ville d’Aubervilliers. Le multiculturalisme de la ville étant présenté comme une valeur positive allant de soi, ces notions de multiculturalisme, de diversité restent dans une compréhension de surface faisant large place au maximum de consensus. Il nous a semblé pertinent de suivre ce discours dominant en l’élargissant à la vie végétale et ainsi de provoquer le nécessaire décalage qui va amener des questionnements autres autour de ces notions.
Le projet consiste en la création d’un laboratoire appelé La Semeuse dont la fonction est de faire pousser à partir de graines ou de reproduire, des plantes peu ou pas commercialisées. Plutôt que sur les flux humains il s’appuie sur les migrations des graines qui grâce à différents agents s’implantent dans de nouveaux territoires et s’y développent jusqu’à devenir indigènes. C’est ce mouvement végétal que nous souhaitons fixer dans l’espace et scénographier pour le transformer en Monument, un monument d’Aubervilliers. Nous avons choisi de présenter les enjeux théoriques du projet à travers des réflexions croisées par mots clés : diversité, semeuse, plante exogène/indigène, sauvage.

Diversité
La Semeuse est un projet qui vise à s’arrêter sur la notion de diversité. Le mot diversité est chargé de connotations positives communément admises qu’il soit entendu au sens de diversité culturelle, diversité génétique ou biologique, diversité sexuelle … Mais c’est aussi une notion cible de perpétuelles attaques. C’est une notion positive mais qui très vite fait peur car elle sort facilement du champ de contrôle du politique, du scientifique …

Définition du Littré
Diversité: « Etat de ce qui est divers ».  Le mot « divers » est emprunté au latin classique diversus (part. passé adj. de divertere, v. divertir) littéralement «allant dans des directions opposées» d’où «opposé, contraire, hésitant» et au pluriel «plusieurs». Mettre ensemble des éléments « allant dans des directions opposés », opposés, contraire, est source de réactions imprévisibles, d’hybridations inattendues, de rencontres inédites. Et cela fait inévitablement peur.

La ville d’Aubervilliers est connue pour la grande diversité culturelle de ses habitants et dans l’histoire récente de cette ville cette spécificité est considérée et valorisée par le pouvoir politique comme une qualité positive. Mais il est intéressant d’aller un peu au delà du couvert très politically correct de ce choix politique et de questionner les conséquences de cette célébration de la diversité. Cette célébration est elle porteuse d’un projet de vie autre, résultat des hybridations inédites produites par cette diversité? Ou y-a-t-il une dimension quelque peu figée dans cette célébration de la diversité avec une appréhension des mélanges et de leurs conséquences?

La Semeuse
Le projet se propose d’interroger cette célébration de la diversité par le biais du monde végétal. Il s’avère que la France compte parmi ses symboles majeurs, La Semeuse. C’est une figure féminine (Marianne) coiffée d’un bonnet phrygien. La Marianne est un symbole fort de la France, elle figure dans toutes les mairies. Le bonnet phrygien évoque la révolution française et est symbole de liberté depuis l’Antiquité. La Semeuse est une allégorie champêtre qui évoque la France essentiellement agricole du début du XIXème siècle. La Semeuse marche vers l’avant, en semant les graines d’un futur optimiste. Ces graines illustrent aussi le rayonnement culturel et économique de la France. La dimension symbolique de la graine et de la semence nous a semblé fondamentale pour ce projet et l’importance de travailler en écho à ce symbole national est un élément central du projet.

La végétation comme agent politique
Parce que, tout comme la diversité, la graine est un élément essentiellement chargé de valeurs symboliques positives. Mais le langage courant fait apparaître la notion de mauvaise graine. Quelles sont les bonnes et quelles sont les mauvaises graines?
En ce sens la végétation dépasse largement le fait de mettre quelques plantes dans un jardin. La portée politique des plantes a toujours accompagné les flux humains et très souvent les a surpassés pour ensuite ordonner les flux humains autour d’un projet politique ou économique mis en œuvre par la végétation elle-même. Ainsi la plantation coloniale est une organisation sociale économique et politique autour de la matrice végétale.
Ainsi l’enjeu du projet n’est pas centré sur les bienfaits écologiques attendu de tout projet de plantation en site urbain. L’enjeu du projet est de mettre l’accent sur la végétation comme agent politique et pour cela de poser la question de la graine.

Plante exogène/indigène
En effet, interroger la notion de diversité par le biais de la végétation, pose immédiatement le problème de la graine : quelle graine planter?
Les espèces présentent naturellement dans une aire géographiques sont appelées espèces indigènes. Ceci par opposition aux espèces exogènes. Ce processus n’est pas fixe et évolue de manière constante avant même que l’homme ait commencé la guerre, la colonisation et opéré d’autres mouvements de plantes. Ainsi ces flux divers et variés entrainent une reconfiguration permanente. On dit que le nombre important de figuiers présents à Aubervilliers en font désormais une espèce indigène. Le dedans et le dehors ne sont donc pas des données fixes mais en reconfiguration permanente. C’est bien ce phénomène qui nous intéresse.

Monument
La Semeuse est pensé comme un monument au multiculturalisme d’Aubervilliers en tant que laboratoire vivant de la co-existance entre nationalités, religions. L’Union Européenne et les politiques d’état tendent à réduire les pouvoirs d’état et à renforcer l’étendu des pouvoirs locaux, quel est le futur proposé par Aubervilliers en tant que ville écologiquement durable? La Semeuse propose de s’appuyer sur le multiculturalisme d’Aubervilliers pour développer la biodiversité et comme outil de transformation du paysage. Qu’est ce que ça veut dire être indigène? Quels sont les parallèles entre routes de migration des plantes et routes de migration des hommes? Qu’est ce que ça veut dire, être de quelque part? …La Semeuse est un monument pour Aubervilliers, fragile et biologique. Si le monument permet de se remémorer, il permet aussi d’activer une potentialité dans le présent, une action à venir qui utilise le passé.

La Semeuse – Présentation du projet

La Semeuse est un laboratoire, une machine/installation dont l’objectif est de faire pousser des graines ou de reproduire des plantes que l’on ne trouve pas où très difficilement dans le commerce. Ces plantes sont ensuite plantés par les habitants d’Aubervilliers dans leurs jardins, balcons … La reproduction et la vente des plantes est actuellement un domaine réservé de l’industrie qui cantonne son offre de produits à un nombre très limité d’espèces. L’industrie horticole est un acteur majeur de l’appauvrissement de la biodiversité.
L’objectif est de mettre l’accent sur la place de la plante dans l’expression du multiculturalisme et donc sur le multiculturalisme comme agent de transformation du paysage. La plante est la base de la cuisine, est au centre des savoirs médicinaux, est un élément structurant de la pensée du beau … c’est un élément fondamentale des cultures en général.

L’installation
Ainsi nous avons conçu La Semeuse comme une installation, machine hybride qui soit un réel outil technique de culture. Elle est conçu comme « un jardin portatif » composé des éléments suivants :
– 1 volume fermé servant pour le stockage des outils, produits, pots …
– plusieurs volumes ayant fonction de serre
– des sacs « à gravats » utilisés pour cultiver les plantes
– des caissons en bois bas utilisés pour cultiver les plantes
– un système de récupération des eaux
L’installation est autonome, elle peut être déplacée si nécessaire et ne demande aucune dé-pollution ou autre traitement du site.

Site
La Semeuse est installé à l’entrée des Laboratoires d’Aubervilliers. Ce laboratoire végétal est un élément signalétique fort pour les Laboratoires mais c’est aussi une véritable articulation entre la population d’Aubervilliers et ce lieu culturel pouvoir de proposition. La Semeuse aura donc comme première visée, la revalorisation de l’espace libre semi bétonné, semi engazonné situé entre la rue et le bâtiment des Laboratoires d’Aubervilliers. Cette revalorisation ira dans le sens de produire une relation hybride et floue entre intérieurs et extérieurs, entre construit et non-construit.

Fonctionnement
Le laboratoire La Semeuse est conçu comme un outil au service des albertivillariens. Ainsi, La Semeuse travaillera prioritairement pour un certain nombre de partenaires, à savoir, le jardin de l’Oasis et les jardins communautaires de la ville. Mais il est aussi ouvert aux citoyens en général.
En effet, les jardins communautaires, le jardin de l’Oasis … n’ont pas l’espace et les infrastructures nécessaires pour travailler à la reproduction des plantes mais nous avons pu constater qu’il y a une réelle demande, une réelle envie pour élargir le champ des espèces plantées. Le laboratoire La Semeuse travaillera donc en partenariat avec ces jardins en cultivant les graines qui lui seront données ou demandées, en réalisant des boutures de plantes que les jardiniers souhaitent reproduire. Ce système de fonctionnement est bien sûr ouvert aussi aux particuliers.
Ainsi, le laboratoire La Semeuse n’a pas pour vocation de cultiver les plantes jusqu’à leur maturation mais est pensé comme une étape dans la culture de la plante, un sorte de pépinière alternative. La Semeuse, sème la diversité en favorisant la reproduction d’une multiplicité de variété de plantes.

Séverine Roussel, Philippe Zourgane, Marjetica Potrc ( décembre 2010)



  • 2011-2015
  • plateforme de recherche pour une biodiversité urbaine
  • 2016-


La Semeuse
initie une réflexion autour de la place du vivant dans nos sociétés contemporaines. C’est un projet organique fédérateur de liens entre l’Homme et son espace, pour imaginer ensemble un avenir plus durable dans le contexte de développement de la ville. À travers un acte comme le jardinage, porteur de valeurs sociales, des réflexions plus théoriques et artistiques sur le devenir du vivant en ville et des actions collectives dont elles seront instigatrices, La Semeuse vise à concerner tout un chacun pour que tout geste envers l’espace urbain soit perçu comme une grande décision d’appropriation du territoire et portant en lui des grandes répercussions.

SES DÉBUTS: l’artiste et architecte Marjetica Potrč, en collaboration avec RozO Architectes, a entamé en 2010 une recherche intitulée La Semeuse ou le devenir indigène, mettant en relation la biodiversité végétale et la diversité culturelle de la ville d’Aubervilliers. Le projet a été développé en 2011 par Guilain Roussel, paysagiste; puis par Margaux Vigne. De 2013 à 2015, Ingrid Amaro en assuré la coordination et le développement ; et depuis mai 2015, Ariane Leblanc le prolonge et l’enrichit à l’aune des questions et urgences liées à notre environnement tant humain que natuel ainsi qu’à notre manière d’habiter le monde.

LE JARDIN: cet espace inauguré en avril 2012 est ouvert aux habitants d’Aubervilliers. Au départ, des sacs de chantier faisaient office de jardinières. Margaux Vigne et l’agence Bloc Paysage ont dessiné et construit le jardin d’aujourd’hui. Le jardin est constitué d’une parcelle de terrain, d’une pergola avec table et bancs et de plantations en bacs. La végétation actuelle résulte des mises en communs des jardiniers d’Aubervilliers et des ateliers faits les années précédentes. Dans la dynamique de son appropriation par les habitants, formes, plantes et techniques de plantations sont vouées à évoluer, grâce aux conseils et savoirs de tous. Par le biais de différents moments d’ouvertures publiques et d’ateliers à thème proposés par tous, c’est véritablement l’aspect de sensibilisation qui est mobilisé dans ce jardin. Il instaure aussi un espace de réflexion théorique et de pratique artistique, élaboré à partir des enjeux urbains contemporains, concentrant les différentes disciplines porteuses d’une pensée objective de la ville, mais non exhaustive. Le jardin est un élément signalétique fort pour les Laboratoires d’Aubervilliers, une articulation entre la population et ce lieu culturel singulier inscrit au cœur de la ville. La Semeuse a aussi comme visée la revalorisation de l’espace bétonné et engazonné. Tel un filtre entre la rue et le bâtiment des Laboratoires, produisant une relation intermédiaire entre intérieur et extérieur, entre bâti et non-bâti, le jardin souhaite induire l’envie de s’approprier la ville de manière durable.

LE LABO DES LABOS* DE LA SEMEUSE: les Laboratoires d’Aubervilliers souhaitent impliquer le public. Espace fédérateur et citoyen d’échanges entre professionnels et amateurs, mais aussi d’expérimentations collectives, le « labo des Labos » construit un lieu de partage qui existe par et pour le plaisir d’apprendre. Découverte pour les uns ou interrogations pour les autres, le « labo des Labos » se décline via La Semeuse avec l’ouverture du jardin et le groupe de recherche et d’expérimentation.

(*pédagogies expérimentales aux Laboratoires d’Aubervilliers)


[troc de graines / échange et partage]
“Le mensonge est une solution chimique sursaturée : déposez une seule goutte de vérité et l’ensemble se cristallise tout entier autour d’elle, inéluctablement.” Vendana Shiva
Dans une attention à revaloriser le geste du troc de graines, La Semeuse se évolue pour devenir un lieu d’information et de réflexion sur les problématiques contemporaines des organismes génétiquement modifiés. La réappropriation de la production alimentaire passant par l’information de ce que les multinationales, liées aux politiques gouvernementales, imposent aux producteurs et par voie de conséquence aux consommateurs, La Semeuse œuvre à mettre en place un réseau de troqueurs en île-de-France afin de favoriser l’échange des graines, des plantes, d’expériences. Ceci afin de générer entre et avec les participants du troc une indépendance de productions locales, mais aussi d’ouvrir à un public plus large ces questions afin de réaffirmer le pouvoir d’agir de tous. Des temps de réflexions et d’ateliers seront mis en place sur ces questions de la graine, de la plantation mais aussi de la nourriture, en s’appuyant sur les savoir-faire de chacun et en particulier des acteurs du quotidien d’Aubervilliers.

[ateliers / jardinage ouvert] « Le simple battement d’ailes d’un papillon peut-il déclencher une tornade à l’autre bout du monde? » Edward Lorenz. Situé sur l’esplanade des Laboratoires d’Aubervilliers, le jardin est le lieu de rencontres entre jardiniers aguerris et amateurs désireux d’apprendre, artistes et autres professionnels, autour d’un atelier ou simplement pour partager un moment de convivialité. Point de collecte et d’archivage, La Semeuse propose le troc de graines mis en place dès le début du projet en 2011. Lieu de partage de plantes, de savoir-faire et de questions liées au jardinage urbain, La Semeuse crée des relations d’un jardin à l’autre.

[rencontres / explorations et expérimentations collectives] « L’usage et la pratique ont précédé toutes les sciences et tous les arts; mais les sciences et les arts ont ensuite perfectionné la pratique« , César Chesneau.La Semeuse offre un espace de débats publics une fois par mois en constituant un groupe de recherche hybride sur une saison. L’occasion de construire une nouvelle pensée et d’échanger autour de projets artistiques, de réalisations d’aménagements alternatifs, de propositions d’urbanisme écologistes ou d’autres formes de réponse aux problématiques urbaines actuelles. Des professionnels internationaux venus de domaines de l’architecture, de l’urbanisme ou de l’écologie, ainsi que des artistes et des designers, croiseront leur expérience et présenteront leurs projets originaux. L’approche de ces « labos des Labos » est liée non seulement aux différentes disciplines qui nourriront une réflexion, mais également à la réactualisation des enjeux de la création en situant l’Homme au centre des préoccupations, tant vis à vis de son espace naturel que de l’anthropisé. « La valeur d’une ville se mesure au nombre de lieux qu’elle réserve à l’improvisation« , Siegfried Kracauer. L’espace urbain est une intersection de l’artistique, du culturel et du social et La Semeuse veut les rapprocher. Les professionnels, les créateurs, les habitants et les artistes sont invités à se saisir de cet outil. La Semeuse, ancrée dans Les Laboratoires d’Aubervilliers, offre un lieu d’expérimentation où les idées les plus audacieuses autour du végétal et de la ville pourront tester leur impact à échelle réelle. Grâce aux initiatives collectives qui émergeront de ces débats, des réalisations prendront donc forme in situ en favorisant la participation citoyenne. Tous les acteurs de la ville sont invités à participer.


Suivez l’actualité du projet sur lasemeuse.wordpress.com

Contactez-nous: Ariane Leblanc, 0695850161 etlasemeuse.aubervilliers@gmail.com


La Semeuse bénéficie du soutien du Conseil régional d’Île-de-France, de Plaine Commune, de la ville d’Aubervilliers.
Elle a également bénéficié du soutien de la Fondation de France et du Conseil Régional – Action exceptionnelle COP21 pour l’année 2015.

Nous tenons à remercier les personnes qui nous ont aidé en donnant de leur temps et de leur enthousiasme pour faire vivre ce projet et particulièrement à Valérie Lessertisseur, l’association Auberfabrik  (Sylvie Napolitano, Valérie Truong et David Caubère), Alain Chapel des Petits prés verts (Aubervilliers), Yassine Elkherfih du collectif ya+k, Tibo Labat, Morgan Blanc, Louise Lefebvre et Vincent Confortini ( Bloc Paysage), les Jardins ouvriers des Vertus (Aubervilliers), les Bois de Senteur (Aubervilliers), la Crèche Lécuyer (Aubervilliers),  l’ALJ93, l’ADEF, la cité des Fusains (Rivp), la boutique de quartier Paul Bert, les services de la vie associative, de la démocratie locale, de l’économie sociale et solidaire et des espaces verts d’Aubervilliers et de Plaine Commune, Lapeyre.

  

La Semeuse était  présente à Auber'Jazzday 2016 :

– Apporte ton camion on va le planter! –
Apporte ton camion jouet et nous le végétaliserons ensemble!
Recyclons les camions jouets, La Semeuse vous propose un atelier de rempotage décalé et rigolo! Pour une métamorphose du symbole en circulation douce et désirable.
Chaque véhicule jouet et recyclé et réadapté afin vous puissiez déambuler sur les trottoirs, dans vos jardins, mais aussi chez vous!

– Troc de graines –
La Semeuse vous accueillera avec sa boite à graines venez la découvrir! et troquer
si vous avez quelques chose à troquer!

Elle revient en 2017!