Le musée des mots

Un musée de notre présent en friche

le musée recueille et accueille vos mots ou votre regard portés sur le monde

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Les racines s’enfoncent dans le sol, les étoiles élèvent le regard.

Rêve d’enfants qui grandissent loin de nos faux horizons idéalisés

Le mot de « collections » renvoie à la collecte. Dans un premier temps, il s’agira de collecter des mots, des images, des objets…une pierre à l’édifice.
Sortir la ville de ses limites et des clichés bon marché, en collectant ses mots, ses bribes de soliloques. Montrer ces univers

Rassembler des objets qui disent au-delà du silence de la présence.

lieu : passage Saint Christophe, enclos attenant à l’église.

 

 

texte lu

 

Dessine moi…

non

pas un mouton

non soyons sérieux

dessine moi une ville

voilà les mots de la ville

ceux qui associent

ceux qui rassemblent

ou éloignent

ville mythique

ville laborieuse

ville issue de cette incoercible liberté

en moi souterraine

Le phoque :

un souvenir d’enfance. Rappelle-toi Barbara …tu y allais avec ton grand père

le marché c’est

un endroit où on marche sans trouver de chaises

Parfois une commerçante a un trait de génie

Les quatre chemins, les 6 routes mènent à quatre choix : avancer tout droit faire marche arrière prendre en oblique ou rester sur place

La danse, mouvement qui détend et délie les mots

certains sont SDF, sans domicile fixe, les yeux rivés aux étoiles, ils finissent par s’endormir et ne plus se réveiller, pris dans le piège de l’informe

Rire de rire

la saccade des bonheurs obliques racle sur le carrelage à la sortie de la mairie

cette ville a ses héros, au féminin ou au masculin…

Donne dit l’enfant

Donne dit la mendiante

Donne dit la mère

rend dit le marchand

les ballons

ils s’envolent et colportent une nouvelle rassie ou fraîche

Les feux tricolores

cette ville est étrange le vert est rouge et le rouge est vert

Le orange est une illusion de la perception

Vous ne le reverrez jamais il vous a repéré… et vous n’avez rien repéré

tu n’es pas un toit que j’ai rencontré ce mois-ci, juste un minois ou un émoi qui me transporte par-dessus les étoiles de la nuit

Des passants aux pas lourds voient les hommes marcher au pas

Quant aux souvenirs, ils se digèrent mal parfois, à l’ombre de nos récits

fontaine je bois les couleurs

les géants me regardent de leurs dents brillantes

Sème la récolte

sème les jours

semeur des heures

L’accordéon, il cherche l’ouverture et geint de n’y parvenir

la rue c’est mon visage qui la fait

ils se sont rencontrés, ils ont déplié le monde en se perdant dans ses brouillards

C’est la crue des mots, cruelle est parfois la rue

je suis de la Manchà…histoire de famille

ville invincible et invisible, les arbres tremblent

Ils rasent notre histoire ! Jeu de massacre des promoteurs

ils éventrent et balafrent

les oiseaux se cachent à la vision de la grue

grue cruelle à l’affût

oui les rues sont nos regards enlacés.

le balayeur a disparu

on lui a offert le souffle

du vent

Grumeaux dans le ciel, où se mettre à l’abri ?

l’arbre de la connaissance a disparu.

La Fête est là

approchez-vous, prenez la parole en ce jour, jour à l’orée de ce recommencement

fête comme oasis

fête comme soupir musical du soupirail

fête des fous

ce carnaval si lointain enfoui dans la mémoire

fête des sens dessus dessous